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jeudi 24

Par marie caillaud :: jeudi 24 avril 2008 à 20:46

 

"elles te genent tes chaussures? elles ont l'air très souples c'est pour ça." moi je me vois déjà conduire pieds nus.

je pense beaucoup à Sagan en ce moment. c'était il y a deux ans. même époque. j'ai compris. j'ai compris de quelle vie je voulais, ou plutôt le genre dont je ne voulais pas, le genre de vie auquel je ne survivrai pas: une vie rangée, une vie cadrée, encadrée, régulière, organisée, une vie par étapes successives, une vie avec un métier, une vie banale. dans le sens la vie de monsieur tout le monde sans que ça doit pour autant une vie où on s'emmerde, une vie où l'on ne peut pas être heureux, je ne dis pas ca. elle m'a obsédée. la plupart de ses romans ne m'ont pas plus. j'ai aimé la chamade, j'ai aimé un certain sourire, bonjour tristesse je l'ai lu trop vite. mais cette bohême. cette façon de prendre la vie, de vivre vraiment. je ne parle de ce dont tout le monde a trop parlé, son goût pour la vitesse, vivre dangereusement, son goût pour le jeu, même si ça m'a aussi fasciné, et même si _________. bref. mais plus profondément. Sagan sans les journaux people. Sagan. quand j'ai tout lâché à ma mère, la cigarette, le reste, mon roman, quand elle a tout su, tout de suite elle m'a dit, j'espère que Françoise Sagan n'est pas ton modèle. je n'ai pas de modèle, alors je lui ai dis non. aucun modèle, juste se réaliser. un modèle, ce n'est pas ridicule mais, c'est comme une perte de temps, quelque chose de gâché chez soi. alors Sagan. oui. je l'attends la bohême. je l'attends la liberté. j'attends ce moment où j'aurai enfin l'occasion de la cueillir et de tout faire pour la garder, sans blesser personne. lorsque je pourrais vivre. Sagan m'a poussée à me poser la question: écrire? je n'écrivais pas. j'étais très intellectuelle. je faisais des recherches. des recherches sur la mélancolie. la neurasthénie. les poètes. les muses. j'ai fini par trouver ma vocation: être la muse d'un artiste. aucun artiste à l'horizon sauf mon père. alors je me suis dis que je serais ma propre muse. adolescente, je vois maintenant ce que ça a été. peut-être que plus tard je verrai que ça a continué. bref on s'en fout. il y a eu Marguerite Duras et j'ai après encore un bout de temps gribouillé ce machin dont personne ne voudra sauf mes copines qui hurlent au géni. j'exagère elles ne hurlent pas. mais les éditeurs non plus, ne hurlent pas. "on s'en fout on n'y va pas, on n'a qu'à scacher sous les draps..." .mon hymne.

 

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Commentaires

Le jeudi 24 avril 2008 à 21:47, par Jess
bonjour tristesse
Le vendredi 09 mai 2008 à 11:48, par Jess
mais mimine il est dix heures
Le vendredi 16 mai 2008 à 6:28, par Jess
*toussote*
Le lundi 19 mai 2008 à 18:47, par moi
oh sorry darling mais là, bon. c'est je ne sais quoi. peut-être un je ne sais quoi de tristesse. je pourrais certainement écrire plein de truc je suis une pro du bavardage intempestif mais bon. là voilà je me sens vide. le vide serait certainement à écrire aussi mais il y a comme une gène à s'épancher comme ça. j'ai peint, ce week end. oui. pour exploser un peu. écrire c'est plus de l'ordre de l'implosion. j'ai pensé, si tu veux je peux t'envoyer mon roman par mail. je pense que ça peut marcher. parce que bon c'est quand même un budget l'envoi de manuscrit et pour l'instant, vu les réponses des éditeurs, ça risque pas d'être rentabiliser.
mais c'est une idée, c'est vrai, je devrais peut-être plus souvent venir m'épancher par ici. seulement je n'aime pas m'entendre geindre. il y a de la tristesse, et puis une colère sourde,____________________. les mots, oui, je sais que c'est ça le plus productif, ces sentiments là il faut les utiliser, mais je manque de courage. je ne suis pas courageuse. je ne devrais pas, mais il y a comme ça des moments où la solitude me lessive. je finirais par me lever. je garde le peu de courage que j'ai maintenant pour le bac, aussi, qu'il va bien falloir que j'ai...
alors je te l'envoie par mail, mon gribouillage?
Le mardi 20 mai 2008 à 21:55, par Jess
BIENSUR !
j'imprimerais moi même, car je ne supporte pas de lire sur l'écran.
et je lirais dans le train.
envoie envoie
à jessicalisse@gmail.fr
et si tu peux aussi, ce que tu peins, ça me ferait fichtrement plaisir.
bécots
Le mardi 20 mai 2008 à 21:56, par Jess
.com !

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